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Amazigh Montréal

ASSOCIATION AMAZIGHE DE MONTRÉAL TIRRUGZA ALGÉRIE

 

TAFSUT rend hommage à notre chanteuse kabyle : NOUARA 

Tecnam ghef  zzin iw. Tettum izarfan iw!

Vous avez chanté ma beauté. Et mes droits ?

Des artistes, des écrivains  ont vanté la femme kabyle, sa beauté naturelle et son dévouement sans fin aux valeurs de sa société, des siens. La femme de son côté en est presque comblée sauf quelle aurait aimé quon réhabilite dabord  son statut de personne à part entière avec ses droits et ses devoirs.

Ben Mohammed, notre grand poète, auteur de Vava Inouva, sest mis dans la peau de la femme pour dire la femme :« Tecnam ghef zzin iw (vous avez chanté ma beauté, mon honneur mais vous avez oublié de défendre  mes droits) »! Et cest la superbe voix de Nouara qui chante le cri de Ben.

Ce cri est également le cur du message de lalbum de Nouara.  Cet album sorti en 1975 et intitulé : « Nouara 75» « La femme kabyle et ses problèmes», fait partie de ces chef-duvres de la chanson algérienne dexpression kabyle, amazighe. Toutes les chansons de lalbum sont consacrées au monde intérieur de la femme : ses rêves, ses amours, ses craintes mais également ses combats. Cet album-combat  na pas omis de mettre le doigt là où ça fait mal, là où ça dérange. Sadressant à la société en général et à la gent masculine en particulier, Nouara, dans sa chanson Tecnam gheh zzin iw na pas été par quatre chemin pour dire certaines vérités aux mentalités rétrogrades. Tout en étant reconnaissante envers ceux qui ont chanté sa beauté et ses valeurs, Nouara aurait souhaité quils mettent laccent plus sur ses droits, son statut brimé.

Tecnam ghef zzin iw est composée de trois couplets qui suivent en quelque sorte le rythme de la vie. Juste  après ce refrain :« Vous avez chanté ma beauté et mes valeurs mais vous avez oublié  mes droits. Maintenant que jai pris conscience de mon drame, nous allons nous expliquer vous et moi une fois pour toute».

Dabord, la naissance de la fille  est rarement bien accueillie en Kabylie. La voix de Nouara incarnant le personnage dun bébé-fille affronte sa société :« tout bébé que jétais,  je vous entendais exprimer votre désolation à ma mère. Autrement dit, vous aurez  aimé que je sois née garçon». Terrible réalité que de se sentir rejetée dés le départ, dés sa naissance. Ce qui crée des écarts, des mondes et des malentendus qui fracturent la société kabyle, algérienne.

Ensuite vient le mariage : «Une fois mariée, je croyais, dira Nouara, pourvoir enfin savourer les délices de la vie en vain ! La réalité misogyne et amère  rattrape encore la femme. En dehors du ménage, souligne et signe  la chanson, la femme-épouse ne dispose daucun droit, daucune part.

Vient enfin le stade de la maturité et de laction : le dernier couplet de Nouara pose une multitude de questions : Ces injustices duraient-elles encore longtemps ? Quand est-ce que je renaîtrais et mon soleil se lèverait-il enfin ?

Cest cette chanson que TAFSUT, troupe de chants et de danses de Kabylie, chantera en ce 08 mars 2003 à Montréal.

En attendant, rêvons ensemble des lendemains meilleurs et pour la femme et pour lhomme de Kabylie, dAlgérie, du monde.

 

Djamila Addar,

Montréal

 

 

Le Devoir Idées, lundi 27 janvier 2003, p. A7

Que sont devenus les intellectuels?

Le rôle de l'intellectuel, en contrepartie du privilège d'être payé pour lire, penser, essayer de comprendre, réfléchir et écrire, est de crier ce qui ne va pas, non de glorifier ce qui va

Par Omar Aktouf

Zola, mon ami Zola!

Où est aujourd'hui, en terre d'Amérique du Nord, un journal tel l'Aurore lors de l'affaire Dreyfus à la fin du XIXe, en France, qui publierait un tonitruant «J'accuse» d'un Émile Zola contemporain? Pourtant, les sujets d'indignation ne manquent pas! Depuis l'interdiction d'accès, pour raison de «règles du commerce international» des pays pauvres aux médicaments génériques, jusqu'à la marchandisation privée de l'eau, en passant par l'absence de commission d'enquête après les exactions avérées en Palestine, les conditions moyenâgeuses des prisonniers afghans à Guantanamo, les comportements haineux envers les ressortissants «de type» musulman aux États-Unis, les pressions exercées par Washington pour étouffer toute voix dissidente envers la Maison-Blanche sans parler de l'absence, jusqu'à présent, de réelles preuves (hors quelques cassettes aussi suspectes qu'impossibles à authentifier) contre les responsables désignés d'attentats attribués à de nébuleux «réseaux terroristes», l'acharnement, devenu scandaleusement ignominieux, de Bush à vouloir sa guerre contre l'Irak

Jamais le discours médiatique et politique n'a semblé aussi embarrassé et peu crédible. Et nous, les intellectuels, d'Amérique du Nord en particulier? Fermons-nous les yeux pour ne pas déranger notre quiétude consumériste, où sommes-nous victimes d'un ostracisme qu'il faudra bien, alors, dénoncer? Ou alors, nous faudra-t-il nous réfugier dans le clandestin, le semi-clandestin, Internet, l'underground?

Silence! Les intellectuels, on se redistribue la planète et on épure!

Je serais sans doute assez mal venu, vu la place qu'a bien voulu m'accorder ce même quotidien, ces derniers temps, pour me plaindre du manque d'ouverture des médias aux intellectuels, en tout cas au Québec. Il ne faut cependant pas ignorer la forêt que cache l'arbre. Nombre de fois, on m'a systématiquement refusé tout espace -- en particulier anglophone --, du seul fait de ma «non-conformité idéologique» et, paraît-il, «d'anti-américanisme».

J'ai grandi dans la censure et l'auto-censure des années de plomb du régime pseudo socialiste algérien. J'arrive de Cuba où, comme pour cette Algérie que j'ai connue, la ligne du Parti imprime son angle analytique à tous les éditoriaux. Jamais je ne me serais douté qu'en Amérique du Nord l'insidieux spectre du silence des intellectuels se glisserait comme il sévit, dirait-on «par nature», dans les régimes à caractère officiellement centralisateur et autoritaire.

Pourquoi? Comment se fait-il que, contrairement à l'Europe, et même, à certains pays d'Amérique latine, l'analyse intellectuelle, hors les balises du politically correct, est si dramatiquement absente? Tous les journaux et tous les médias «établis» ressassent les mêmes discours à l'unisson, usant et abusant de tournures conditionnelles en guise de démonstrations et d'allusions en guise de preuves.

Il semble donc qu'il faille se résigner à laisser faire la guerre à l'Irak (et peut-être aussi, du même mouvement, à la Syrie, accusée par Sharon, sans la moindre indication de preuve, d'avoir accueilli sur son sol les armes de destruction massive «dissimulées» par Saddam Hussein!) permettant à l'Amérique de Bush II de trouver des débouchés à sa colossale industrie de guerre, de raffermir sa présence en une région où le seul pétrole saoudien ne suffit plus à la stabilité de ses approvisionnements, de contrecarrer les effets de la présence de trublions gauchistes au Venezuela, au Brésil

La contrepartie? Fermer les yeux et les oreilles sur:

- les massacres systématisés en Tchétchénie;

- les quasi-génocides en Afrique Centrale;

- les exactions contre les musulmans turcophones, les Hui, les Ouïgours en Chine;

- les graves atteintes aux droits de l'homme dans moult petites tyrannies «alliées», comme la Tunisie, où les Présidents se font élire et réélire avec des taux de 99 % et plus;

- les non moins graves atteintes aux droits, à l'existence même, contre des ethnies comme les Berbères en Algérie;

- les interventions militaires européennes, tout à fait néocolonialistes, en Afrique;

- l'écrasement systématique d'un peuple entier en Palestine... (où les porte-parole de l'armée israélienne se disent «défenseurs du monde libre à partir du berceau du terrorisme») etc.

Complices, dépassés ou muselés?

Nombreux sont les sites Internet où des intellectuels de renom font des déclarations, signent et re-signent pétitions sur pétitions je le sais. Mais comme dirait un G. Balandier, c'est là un des recours de tout système que d'opérer une remise en cause «rituelle» de lui même: on aura toujours beau jeu de dire que tout un chacun peut s'exprimer et dénoncer, critiquer sur Internet, mais à côté d'une émission télévisée de grande écoute, d'un quotidien ou d'un magazine à grand tirage cela reste systématiquement du quasi suspect.

Où sont les prises de position, au grand jour, de nos intellectuels, lorsqu'ils semblent, également, si peu présents devant:

- le caractère inadmissible, carrément mafieux et hautement scandaleux des traficotages financiers transnationaux, et l'impunité de fait dont jouissent les coupables;

- la véritable, et planétairement grave, agonie du capitalisme à l'américaine, que ces mêmes traficotages expriment;

- les hallucinants privilèges et rémunérations de PDG, CEO et gros actionnaires de ce même capitalisme, comme un J. Welch de General Electric qui s'octroie une prime de départ représentant 9000 fois le salaire moyen US ou un J.M. Messier de l'ex-Vivendi qui en réclame une équivalente à neuf siècles de SMIG français (aux taux de changes actuels: une dizaine de milliers d'années de SMIG algérien!);

- les enfants irakiens qui meurent par centaines de milliers (plus de 1 500 000 à ce jour) du fait de l'embargo imposé à leur pays;

- les enfants qui vont à l'école le ventre vide ou ceux qui dorment dans les rues avec les sans-abri qui meurent de froid dans des villes comme Montréal ou Paris;

- le criminel aveuglement écologique des pays les plus riches (et hyper pollueurs) depuis Johannesburg.

Comment peut-on se dire, aujourd'hui, intellectuel, et fermer les yeux sur tout cela? Mystère Est-ce que l'intellectuel en terre nord-américaine (hormis ceux qu'ils faut littéralement débusquer) s'est définitivement mis hors la cité? Ou alors, la tyrannie de l'ordre de l'argent, et de la propriété privée des médias, fait aussi bien que celle des Bolcheviks? Toujours est-il qu'il nous faut, et gravement, nous interroger sur le rôle et la place de l'intellectuel dans nos sociétés dites avancées et démocratiques.

On a raison, comme l'a fait un prédécesseur dans ces mêmes colonnes, de rappeler qu'aujourd'hui nos professeurs d'universités s'épuisent et se consument à seulement courir les subventions. Cependant, force est de constater aussi, je le vois bien aux réactions à mes récentes prises de position, que le plus souvent, il s'agit d'un simple et catégorique «on ne veut pas savoir»! Une sorte de tiédeur apathique anesthésie les cerveaux et les curs, en plus, me semble-t-il d'une vague et terrifiante crainte de contredire les discours officiels.

L'intellectuel, ses privilèges, et son rôle

Socrate a payé de sa vie l'influence de ses idées sur la scène sociale et politique d'Athènes, Platon a placé les sages et les philosophes au sommet de sa pyramide républicaine, Aristote était le conseiller et le mentor d'Alexandre le Grand, Cicéron était au cur de l'arène politique de Rome, les philosophes étaient redoutés tout au long des XVIIe et XXVIIIe siècles en Europe, ils faisaient et défaisaient les plate-formes politiques à Berlin au XIXe, Camus et Sartre mobilisaient les rues Et de nos jours? L'intellectuel est-il à la pensée unique dominante, ce que le scientifique a été devant la despotique «raison instrumentale» imposée par les diktats de l'argent? C'est-à-dire, par exemple, capable de concevoir de bien sophistiqués moyens d'extraction, de stockage, de transportÉ du pétrole, mais pas la moindre technique pour en contrôler les dégâts meurtriers!

Où sont nos penseurs? À part ceux qui, abonnés aux émissions de grande écoute, avalisent et dissèquent le message officiel, comptent les points de part et d'autre, tout en se réfugiant derrière une confortable «neutralité», proportionnelle à l'assiduité des médias à leur égard? Les quelques autres, tels des Sisyphe, roulent obstinément leur rocher, ignorés du système, autant que des médias-propriétés-privées (sinon à doses homéopathiques, en prenant soin, souvent, de les faire passer pour marginaux aux yeux du grand public, distançant journaliste et média de leurs propos). La censure (directe et indirecte) de l'ordre de l'argent et de ses intérêts, semble aussi efficace que celle de n'importe quel totalitarisme idéologique. La peur de perdre vie confortable et acquis l'emporterait-elle sur le devoir de dire et de dénoncer? Sur l'engagement?

Las! Le rôle de l'intellectuel, en contrepartie du privilège d'être payé pour lire, penser, essayer de comprendre, réfléchir et écrire, est de crier ce qui ne va pas, non de glorifier ce qui va. Son rôle est d'utiliser les savoirs auxquels il a accès et les synthèses auxquelles il arrive pour interpeller, questionner, critiquer (ce qui n'est ni dénigrer, ni diffamer), et quand le moment vient, abjurer en particulier les pouvoirs, quels qu'ils soient. Veiller jalousement au respect de l'intégrité et de l'intelligence.

PhD, Professeur titulaire, HEC-Montréal

L.(psycho.); D.E.A.(psycho. indust.), Alger et Sorbonne; D.P.G.E., INPED, Alger; M.B.A.; Ph.D. (administration), HEC Montréal

Professeur titulaire

Membre du Centre d'études en administration internationale (CETAI), du Centre d'études en qualité totale,

Menbre du Groupe d'études et de recherche sur le management et l'écologie (GERME) et du Groupe humanisme et gestion

  • Management comparé (international et interculturel)
  • Management par projet
  • Nouveaux modèles en management
  • Économie et management

Sciences de la vie et management

 

Omar Aktouf

Omar.Aktouf@hec.ca   

 

HEC Montréal 3000, chemin de la Côte-Sainte-Catherine

Montréal (Québec)Canada H3T 2A7

 

Téléphone:(514) 340-6348

Secrétariat :(514) 340-6325

Télécopieur: (514) 340-5635

Bureau :5207

 

 

 L'ange de goudron

Vivre au Canada est devenu le rêve des milliers de personnes à travers le monde. Un pays des droits de la personne. Un pays où les femmes et les enfants s'épanouissent à l'abri de tous les abus ...enfin presque...

Les Algériens quant à eux n'ont commencé à rêver de vivre ou de vivoter ailleurs que depuis le début des massacres perpétrés contre les civils et les cadres.

Depuis 1991 à nos jours, le drame algérien a fait plus de 200 000 morts. Hommes, femmes et enfants. Mêmes les ftus n'ont pas été épargnés par la cruauté des criminels. Vu la situation chaotique qui sévissait en Algérie, un Moratoire contre la déportation des ressortissants algériens a été décrété par les autorités canadiennes depuis 1997.

Un Moratoire qui vient d'être levé depuis le mois d'avril 2002 jugeant que ces mêmes ressortissants ne ''courent'' aucun risque en Algérie maintenant. Les autorités canadiennes estiment que la situation sécuritaire s'est nettement améliorée en Algérie. Depuis, le drame des familles et personnes sans papiers a commencé à prendre de l'ampleur. Le refus d'une famille algérienne de quitter le sol canadien ces jours-ci a suscité beaucoup de réactions.

Parmi les Québécois qui ont toujours soutenu la communauté algérienne et les sans-papiers, le réalisateur Denis Chouinard. Il a réalisé un film qui traite de l'immigration algérienne au Canada.

Avec la situation actuelle des sans-papiers algériens , on ne peut que revenir encore une fois à ce film. Il est déjà difficle de se faire une place quand on a ses papiers alors que dire d'un étranger sans papiers et sans statut ? Sutout quand il vient d'Algérie ou d'Afghanistan...Le 11 septembre continue à faire des victime un peu partout dans le monde surtout en Amérique du Nord...

''Une chance que nous, nous avons des papiers maman'' voilà la réaction d'une enfant de huit ans d'origine algérienne à la fin du film de Denis Chouinard '' L'ange de goudron''. L'ange de Goudron est un film québécois qui traite d'une famille immigrante d'origine algérienne au Québec. Comme on pourrait le deviner d'emblée, le film commence par une vue panoramique dans une mosquée de Montréal pour enchaîner avec un match de soccer ( football), cher aux Algériens et aux pays du sud. Les personnages principaux le père, le fils Hafid et sa copine québécoise Huguette.

Le père rêve d'obtenir sa citoyenneté canadienne pour assurer un avenir meilleur à ses deux enfants et au troisième qui s,en vient. Sa femme est enceinte. Mais ses projets seront vite embrouillés par l'activisme de son fils Hafid. Ce dernier quant à lui rêve d'une société idéale, juste ou chaque individu aura sa place au soleil. Il n'a pas hésité à intégrer un groupe d'activistes québécois ''Crisco'' ou les amis de la crise pour dénoncer certaines politiques de la gestion de la cité.

La famille n'est pas au courant de la vie parallèle de son fils. Le choc a atteint son comble quand le père découvre le côté caché de son fils dans le télé journal de Radio-Canada. Hafid est ''impliqué dans des activités terroristes'', avait déduit la famille. Les rêves s'estompent et la citoyenneté devient tributaire de la suite des événements. Affolé, le père tente de faire parler sa fille : ''Il faut que tu parles, ton frère est un danger''. La sur de Hafid cède sous la menace de son père et révèle alors que son frère a une relation amoureuse avec une jeune fille québécoise Huguette aux allures anticonformistes. Encore un autre choc pour le père qui s'attendait à ce que son fils épouse un jour une Algérienne comme lui : « Mais Papa, nous ne sommes pas à Alger ! » arrive à répliquer difficilement la fille, terrorisée par la colère de son père et la passivité de sa mère. Hafid s'occupe d'autres choses que les études d'informatique au CEGEP. Bref, tout est claire maintenant et le cauchemar commence pour la famille Kasmi. Parallèlement, le dossier de la citoyenneté manquait de pièces. Les autorités fédérales leur exigent de leur fournir un casier judiciaire d'Alger. Le père perd son travail et se lance à la recherche de son fils en compagnie de sa copine qu'il ne porte pas du tout dans son cur.

Le père découvre que la blonde ( copine ) de son fils a du caractère et à travers elle, il découvre la société québécoise et surtout le monde caché de son propre fils Hafid. « M. Kasmi, ton chez nous n'est pas celui de Hafid » souligne Huguette. Le père et le fils se retrouvent enfin. La confrontation est l'un des plus fort moment du film. Le père blâme Hafid de perturber les projets de la famille et tous les sacrifices consentis pour leur offrir une vie meilleure loin du Bled. Hafid dresse un tableau noir de son père avec une voix écorchée par les larmes : « Avec notre action, nous allons libérer des centaine de réfugiés Papa. Il y a même des gens de chez nous. En Algérie tu as peur des barbues, ici du gouvernement. Je décroche ! Basta ! ». Dans son for intérieur Hadid réalise enfin à quel point il a fait mal à son père et dira à sa copine Huguette : « J'ai l'impression de l'avoir tué. Plus rien ne pourra s'arranger ».

Hafid et son groupe réussisse à détruire, à l'aéroport fédéral, la liste des personnes destinées à l'expulsion du territoire canadien. Les services fédéraux l'ont abattu par des coups de pieds haineux. Hafid meurt. La famille Kasmi obtient la citoyenneté canadienne mais perd son fils. L'intégration s'est faite dans la douleur mais le sentiment d'appartenance à la nouvelle patrie est devenue plus fort que jamais : « Hafid mon filsla place d'un homme dans la société est celle qu'il prend. À bientôt mon fils ».

Djamila Addar